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Entretenir ses rollers
1 - Remplacement du frein
Le frein se démonte en dévissant la vis du dessous du tampon, ou sur son coté. Il n'est pas obligatoire de démonter le support du frein ; Surveillez bien que vous n'atteignez pas le niveau d'usure indiqué sur le tampon ou vous risquez d'endommager la vis, et de ne plus pouvoir remplacer le frein qu’en dévissant l’axe de la platine pour enlever tout le support du tampon.
2 - Inversion et changement des roues
Avec le temps, le patinage et surtout les freinages (sauf tampon bien sûr), les roues s’usent. Il existe une norme de dureté des roues dont les plus communes pour une pratique courante vont de 74A à 86A. Moins le chiffre est élevé, plus les roues sont tendres (= adhérence, amortissement des chocs (mais aussi de la foulée), usure rapide). Plus le chiffre est élevé, plus elles sont dures (=moins d’adhérence, moins d’amortissement (plus de réactivité), usure plus lente)
Cette usure est inégale : Couramment, c’est la face interne des roues qui s’use le plus, ce qui provoque la formation d’un biseau, sachant que les roues avant s’usent les premières, en raison du mouvement même de poussée. Il est préférable de ne pas attendre qu les roues soit trop biseautées pour les changer, sans non plus le faire à toutes les sorties ;-)
La manière la plus simple pour intervertir ses roues est de travailler sur un plan dégagé :
Démontez les axes (attention, parfois des petites rondelles sont interposées de chaque coté de la roue, ne les perdez pas),
Disposez les roues dans l’ordre,
Pour le tout premier changement, intervertissez les roues comme le schéma l’indique.
En les remettant, vérifiez sur un plan plat que qu’au moins la première et la dernière roue touchent le sol, les roues ayant forcément une différence de taille, même légère. Dans le cas contraire, le roller sera d’autant moins stable que la différence de taille est importante. Il faudra patiner avec précaution le temps d’égaliser tout ca.
- En remettant les roues n’oubliez pas de placer le coté biseauté à l’extérieur
Si vous devez racheter des roues, il est démesuré et inutile de dépasser 5€ par roue pour une pratique courante, et pour des tailles de roues allant jusqu’à 84 mm, au-delà, celles-ci peuvent être plus chères, tout en restant dans cette gamme de prix. (Si vous trouvez ça cher, sachez que les prix vont jusqu’à 18€ la roue !)
Pour extraire les roulements, munissez-vous d’une clé, puis suivez les instructions suivantes :
- En passant la clé dans le trou du roulement, exercez une pression en tenant la roue fermement. Tournez celle-ci pour l’enlever progressivement.
- Si vous avez une entretoise de 6mm (quoi qu’est-ce ? Une pièce de métal qui maintient les deux roulements parallèles, en s’insérant dans le trou central, vous la verrez en démontant vos roues.), il faut pousser celle-ci avec une clé, normale ou spécifique. Ce qui est un peu laborieux au départ. Par la suite, enfilez cette entretoise sur votre axe ou clé pour extraire les autres plus facilement.
- Après avoir enlevé tous les roulements, placez-les dans les nouvelles roues, sans oublier l’entretoise bien sûr, en poussant fermement pour ne pas avoir de jeu.
- Replacez les roues, sans serrer les axes trop fermement.
Point sur les axes :
Ils se desserrent, c’est normal, gardez toujours une clé sur vous.
Lorsque vous les serrez ou desserrez, prenez garde à ne pas fausser l’empreinte de la clé.
Ne serrez pas trop fort vos axes, vous risquez de ne plus pouvoir les desserrer, et de devoir les percer…
3 - Entretien des Roulements
Les roulements sont habituellement classés selon deux paramètres, leur importance est plus ou moins négligeable au vu de la renommée du fabriquant, ou de l’utilisation que le patineur en fait (loisir, agressif, ou vitesse)
- La norme ABEC représente la précision de fabrication du roulement, mais elle n’est pas forcément un gage de performance, sachant qu’elle ne tient pas compte du matériau utilisé… Pour une utilisation courante, l’ABEC 5 est largement adapté. Sachant que plus le chiffre est grand, plus le roulement est « rapide »
- Les roulements ILQ, fabriqués par TWINCAM, contiennent 6 billes au lieu de 7, ici aussi cela a peu d’importance pour une utilisation banale.
Retenez qu’un jeu de 16 roulements peu coûter de 10€ à … (roulement de tambour)… plus de 300€. Le meilleur rapport qualité-prix se situant autour de 25€. Pour leur entretien, il existe de nombreux sites et forums qui recensent une multitude de techniques et conseils pour le nettoyage des roulements. A vous de les tester, les approuver, les trouver utiles ou non. Gardez cependant ceux-ci en mémoire :
- Nul besoin de nettoyer vos roulements s’ils roulent encore… Cela peut paraître évident, mais on est toujours tenté de vouloir « mieux » faire rouler ses roulements.
Dans le meilleur des cas, ce nettoyage apporte un gain de performance très largement négligeable, notamment par rapport à la qualité des roues, et leur entretien.
- Faire tourner un roulement à la main, avec ou sans la roue n’est pas significatif de son état. En effet, quand vous roulez, vos roulements supportent environ 4Kg de charge, ce qui n’a rien de comparable, même si la roue (~100 grammes) est montée dessus ; par exemple, un roulement neuf ne tournera pas à vide, mais il aura incontestablement de bonnes performance en utilisation réelle.
- Nettoyer l’extérieur du roulement est inutile. La flasque peut être couverte de poussière sans qu’il y en ait la moindre trace à l’intérieur. En revanche, rien ne vous empêche de passer un rapide coup de chiffon pour en enlever l’excédent.
Le fameux « 3-en-1 » dont tout le monde parle n’est pas vraiment la solution miracle qu’il n’y paraît : Son utilisation est vraiment adaptée dans le cas d’un roulement réellement grippé, qui ne tourne plus du tout. Dans les autres cas, il fait partir la graisse à l’intérieur du roulement, ce qui, à vide fait durer la rotation et provoque du bruit, ce qui est satisfaisant pour l’utilisateur. Néanmoins, en cas d’utilisation fréquente, on remarquera l’apparition d’un « jeu » qui se traduit par un cliquetis quand on fait bouger le roulement dans son axe. Ce jeu un impact plus important sur la stabilité à haute vitesse.
Alors, dans quels cas nettoyer ou changer mes roulements ?
Si vous prenez soin de ne pas rouler sous la pluie, ou dans le sable, vos roulements peuvent durer plusieurs années.
Après avoir pris la pluie, roulez en salle si possible, sinon, faites sécher vos roulements près d’un radiateur. Même si vos roulements sont ultra-grippés le lendemain – ce qui arrivera sûrement – roulez tout de même avec vos rollers, normalement, vous ne le sentirez même pas.
Si vos roulements sont réellement coincés, vous avez un large choix de trucs et astuces pour les entretenir, le plus simple restant le « 3-en1 », le plus fastidieux étant le démontage complet des flasques, avec dégraissage aux solvants (avec les précautions d’usage…), et re-graissage, ce qui peut prendre plusieurs heures. Voici comment vous devez procéder : Retirer d’abord les roulements de vos roues (cf. explication plus haut : « Pour extraire les roulements, munissez-vous d’une clé (…) »)
Il ne faut pas attendre que les roulements se mettent à crier pour leur prêter attention.
Les principaux ennemis des roulements de rollers destinés à la glisse urbaine sont
la poussière, l'eau, le sable et le sel, et la meilleur parade pour les contrer
c'est la graisse. Pour tester leur état il faut de temps en temps simplement faire tourner chacune
des roues, et si l'une d'entre elle tourne mal ou émet un bruit alors il faut passer
à l'action et consacrer de 30 à 50 minutes pour les soigner. Il faut une bouteille de pétrole et que du pétrole, un petit pinceau plat, un récipient
propre, un chiffon, une aiguille, et de la graisse ou de l'huile.
Pour les roulements démontables la méthode est la suivante :
A l'aide d'une aiguille, on déclipse un flasque. Glisser la pointe sous l'une des
extrémités de l'anneau en C et appuyez. L'anneau sort de sa gorge libérant le flasque.
Le flasque refuse de s'enlever : "bizarre, pourtant je viens d'ôter le bidule, là..."Oui
mais la graisse fait parfois "ventouse" et il faut à nouveau jouer de l'aiguille
pour obtenir gain de cause.
Quand vous serez venu à bout des 16 lascars, jetez tout le monde dans la gamelle
: c'est l'heure du bain.
On arrose abondamment de pétrole, on referme et on secoue façon maracas. au bout
d'un moment, la couleur sombre du mélange attestera de la réussite de l'opération.
Le pétrole a l'avantage de nettoyer tout en laissant un film gras sur le métal.
Pas de risque d'oxydation ...
Sortez les baigneurs avec du fil de fer coudé, laissez égoutter et essuyer attentivement.
Il ne doit plus rester de liquide.
Il s'agit de regraisser les billes. Le pinceau permet de tartiner, puis de faire
pénétrer la graisse entre les billes.
Ensuite, avec un chiffon, il faut éliminer le surplus. Le trop est l'ennemi du bien
car un excès de graisse nuit aux performances.
Le patineur recherchant un excellent roulage opte pour de l'huile fluide.
Les frictions internes sont réduites par rapport à l'emploi de graisse. Hélas, la
faible protection face à la poussière et à l'eau nécessite une maintenance accrue.
source: Roller Saga et Roller en Ligne
4 - Entretien des protections
On prendra soin de vérifier que les protections sont en état correct, pas de fêlures, et fixations en bon état. Le point important est le casque : il doit être à la bonne taille, et ne pas glisser : secouez la tête dans tous les sens pour vérifier qu’il tient bien.
En cas de chute, il doit être remplacé.
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