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Le port des protections rollers.

La politique roller de Ride On Lille :
Ride On Lille vous encourage
très fortement à porter toutes les protections en roller ! Un accident bête est si vite arrivé... C'est pourquoi les mineurs sont dans
l'obligation de porter leur casque et protections et doivent être accompagné sur les randonnées roller.
Comment bien porter ses protections en roller ?


Témoignage de Xavier Falempin, accidenté du roller.
« Pour moi le casque ne se justifiait que pour les activités à risque tel que le
saut ou les sorties tout terrain avec le club le jeudi soir. Erreur, car cette vision
du danger est la transposition de celle que l'on a, ou qu'on a eu enfant, dans ses
baskets. Or, le roller amène un nouveau danger, celui de pivoter, en avant ou en
arrière, à 20 Km/h comme à 2 à l'heure. Et là tout va très vite.
Un beau soir de juillet, après une balade en roller au centre de Lille, vers 23h15,
je rentre chez moi par le bois de Boulogne. Je passe par le petit pont piéton au
dessus du canal au bout de la rue Solférino. Il faisait nuit et on commençait enfin
à respirer après une journée caniculaire. Arrivé en haut du pont, j'ai vu la lune
qui réfléchissait dans l'eau. J'ai eu envie de m'y arrêter pour prendre un dernier
bol d'air. A 2 à l'heure, le pied en T, je m'approche du bord. Soudain, mon pied
heurte quelque chose qui me fait pencher vers l'avant. Sans paniquer, dans la pénombre
je tends la main pour attraper la barrière que je devine. J'étais totalement zen
en ce qui concerne la situation. Pas de bol, ma main a dû passer à côté.
« Respirez Monsieur, respirez ! ». C'est à moi qu'on devait s'adresser. C'était
très lumineux. J'étais allongé sur le dos. Il était 3 heures du matin, je venais
de reprendre conscience aux urgences de l'hôpital. Les radios ont montré trois fractures
du crâne du coté droit, de la tempe au rocher, et une hémorragie cérébrale. L'hémorragie
était arrêtée. Ouf ! Après plusieurs examens physio neurologiques, aucune paralysie
faciale n'est décelée. Il faut savoir que tous les nerfs passent par le rocher.
Ouf ! J'avais beau demander qu'on me nettoie l'oreille bouchée, personne ne me répondait.
J'ai appris par la suite qu'elle ne l'était pas. J'étais simplement sourd. Le mutisme
du personnel médical était pour éviter de me paniquer. Les huit premiers jours,
les douleurs dans la tête étaient insupportables. Les médicaments ne faisaient que
la réduire légèrement. Plusieurs fois, je me suis dit, dans mon lit d'hôpital, «
si c'est pour vivre ainsi, je préfère me jeter par la fenêtre ». Elle ne s'ouvrait
pas plus de 10 cm...
Cela fait dix mois maintenant. Je n'ai plus de douleur. Ouf ! J'entends moins, pas
ouf ! Mais j'entends quand-même. Ouf ! Par contre j'ai du mal à identifier l'origine
d'un bruit. C'est comique pour trouver son téléphone portable qui sonne. Je prends
des cachets tous les jours pour diminuer le sifflement du train qui est resté dans
l'oreille. Pas ouf ! « Peu de chance qu'un jour ça s'arrête », me disent les spécialistes.
Fini le bruit des feuilles dans les arbres, le calme de la campagne, la musique
classique, le doux bruit des cigales la nuit…pas ouf ! Pas ouf !
Si seulement j'avais eu un casque. A deux à l'heure j'ai fait pivot sur mes rollers
et je suis tombé de tout mon poids sur la tête. Quand on rate une rambarde à pied,
on ne pivote pas sur ses chaussures. Le corps humain est optimisé depuis des millénaires
pour se rattraper et éviter une chute mortelle. En roller ce n’est pas pareil. Il
faudrait des générations et des générations, 24h/24h en roller, pour arriver à un
changement physiologique nous permettant de réagir aussi efficacement qu'à pied.
L'homme aurait peut-être alors la tête à la place du ventre. D'ici là, le casque
est une réponse efficace. On lui trouve plein de défauts. Il est lourd, plus encore
que celui de VTT, mais c'est parce qu'il est plus costaud. Il donne chaud à la tête,
même avec un modèle super aéré comme le mien. Je passe sur l'effet drague. Bref,
pas mal de désavantages, mais c'est la même chose pour les patins eux-mêmes. Ces
derniers sont lourds, et on transpire à mort dedans. Pourtant personne n'envisagerait
de les abandonner au profit d'une bonne paire de tongs. Il est évident qu'ils sont
inhérents à la pratique du roller. Et bien il faut se mettre dans le crâne que c'est
pareil pour le casque. »

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Pour aller plus loin en roller
Merci à RollerEnLigne.com
pour ses articles de qualité.




Campagne de sensibilisation du port du casque en roller réalisée par Ride On Lille

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